Ateliers « spécial ados »

Encore une semaine pour s’inscrire aux ateliers « parler pour que les ADOS écoutent, les écouter pour qu’ils parlent » qui auront lieu le jeudi soir, dès le 19 septembre.

PREMIER ATELIER OUVERTS A TOUS LES CURIEUX, SUR INSCRIPTION !

Nous sommes conscients qu’il peut être difficile de s’engager pour la totalité des ateliers avant d’avoir participé à l’un d’entre eux. Nous vous proposons de venir à la première soirée pour un montant de CHF 30.- (cahier inclus) et de nous confirmer à l’issue de celle-ci votre volonté de participer à la totalité ou non. Merci de vous inscrire par mail : valtof@bluewin.ch ou au 079 793 57 50.

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Avant la communication, les besoins de base

Comme il est écrit justement dans « parler pour que les touts petits écoutent », les outils de communication qu’on apprend dans la théorie ne marcheront pas dans certaines conditions. Je l’ai encore constaté avec un de mes enfants qui râlait sans arrêt jusqu’à ce que je lui dise : « mais quand as-tu mangé pour la dernière fois ? », d’ailleurs parfois mon mari et mes enfants me le disent également !

Les évidences peuvent s’oublier facilement quand on est épuisé. Certains besoins fondamentaux ont besoin d’être nourri avant de pouvoir utiliser l’écoute et la bienveillance.  L’auteure donne l’exemple : « si vous avez une carotte coincée dans la gorge, vous aurez besoin d’air avant d’empathie ».

Elle dit aussi que les deux éléments de base quotidien des parents sont la nourriture et le sommeil. Si votre enfant est épuisé ou affamé, il ne pourra pas bien se comporter. Les jeunes enfants en particulier ne se rendent pas toujours compte qu’ils se sentent mal pour ces raisons-là. C’est à nous d’y penser pour eux et de leur proposer de manger ou de dormir.

Elle décrit très bien une notion moins évidente qui est le « temps de récupération ». Quand on se met en colère, nos corps sont inondés d’hormones. Notre fréquence cardiaque et notre pression artérielle augmentent, nous rendant plus enclins à nous renfermer ou à réagir agressivement. Une des meilleures choses que l’on puisse faire pour nos enfants dans les moments de stress, c’est de leur laisser le temps de récupérer des réactions physiologiques liées à la colère, la peur et la frustration. Ne vous attendez pas à ce qu’un enfant « sorte de sa crise » immédiatement.

Et les adultes on eux aussi besoin d’un temps de récupération. Donnez-le vous si vous le pouvez. Au lieu de vous forcer à agir calmement alors que vous ne vous sentez encore la tempête sommeiller en vous, faites-le savoir à votre enfant : « je suis encore fâché ! j’ai besoin d’un moment pour me sentir mieux. Je pourrai t’aider dans quelques minutes. »

Belle semaine ! Valérie

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Prochains ateliers en septembre

Bonjour à tous,

Nous espérons que vous passez un bel été !
Les ateliers « Faber & Mazlish » qui permettent d’acquérir des outils de communication bienveillante reprennent en septembre. Vous trouverez ci-joint les flyers correspondants (dont un atelier spécial « Ados »). N’hésitez pas à les partager autour de vous.

Nous animons ces rencontres depuis plus de trois ans, avec toujours autant de plaisir et surtout avec conviction en constatant à quel point notre manière de communiquer peut être importante dans nos relations. Toutefois, en partageant le quotidien de nos trois enfants, l’humilité est notre maître mot, sachant à quel point les émotions peuvent être débordantes et qu’il est parfois difficile de faire preuve de bienveillance.

Nous vous souhaitons une belle rentrée !

Valérie et Christophe

L’éducation positive ou la naissance de l’enfant roi ?

Je donne des ateliers de communication bienveillante destinés aux parents depuis trois ans. L’éducation dite « positive » s’impose peu à peu comme un slogan. Comme si derrière ces simples mots se trouvait un miracle : la fin des conflits, une famille épanouie dans laquelle les enfants seraient devenus des adultes responsables, rationnels. Il suffirait de les écouter, d’être gentil, compréhensif, calme, zen… Cela ramène le parent éducateur à une espèce de robot « désaffectivé » qui ne serait jamais atteint par la non-collaboration de ses enfants et saurait rechercher dans son logiciel interne la réponse qui apaise l’atmosphère. Or, puisque les adultes sont aussi des êtres remplis d’affects, pas toujours rationnels non plus, la culpabilité d’avoir mal réagi à la crise de son enfant nous revient en pleine face et nous place, parents, devant un constat d’échec : je ne suis pas capable de pratiquer l’éducation « positive ». La probabilité d’envoyer paître cette éducation vécue comme une quasi-injonction sociétale est grande…

La communication bienveillante ce n’est pas être gentil, ce n’est pas une éducation démocratique dans laquelle l’enfant et l’adulte doivent vivre une relation symétrique. Si l’enfant et l’adulte sont égaux en dignité, ils ne le sont pas en expérience. De même qu’un mammifère apprend à ses petits à survivre dans son milieu, nous avons, parents, le devoir de transmettre nos expériences à nos enfants sans les empêcher de faire les leurs. À chacun de définir ses valeurs et ses propres limites, à chacun de définir si une expérience peut être bénéfique ou si elle est dangereuse pour nos chérubins et de les en protéger dans un tel cas.

La communication bienveillante ce n’est pas éviter les conflits et bannir la colère, la tristesse ou la peur de son foyer. C’est apprendre aux enfants à gérer leurs conflits, c’est les éduquer à identifier leurs émotions et à les exprimer pour ne plus les subir, mais les apprivoiser.

La communication bienveillante, c’est d’apprendre que dans tout échange avec autrui se joue une part d’affectivité et en tenir compte, c’est percevoir l’impact de nos actes et de nos paroles chez autrui et sur soi pour construire l’empathie.

Pour terminer, quand mes enfants ne rangent pas leurs chaussures, veulent partir en T-shirt à l’école alors qu’il fait 0 °C, insistent pour acheter le dernier jouet hors de prix à la mode, refusent de se préparer alors que nous sommes déjà en retard… je ne suis pas gentil, je ne laisse pas tomber, j’écoute mes émotions, je mets des mots sur les leurs et sur les miennes. Souvent, je trouve un moyen constructif de les aider à grandir et à mieux vivre ensemble. Parfois, je m’emporte, je ne suis pas à propos, je me laisse déborder par mes émotions, c’est ce qui fait de moi un être humain. Ce qu’il y a de bien avec les enfants, c’est qu’à chaque fois que je réagis de façon inappropriée, je sais qu’une occasion de mieux réagir se présentera très vite. L’éducation positive, c’est aussi s’observer en train d’éduquer et oser porter un regard critique sur ses actes.

J’ai parfois peur que le slogan « éducation positive » ne pousse de plus en plus de parents à oublier que si un enfant a besoin de liens empathiques, il a aussi besoin de grandir dans un cadre structurant constitué de limites, au risque de devenir un enfant roi ne sachant pas vivre en société…

Christophe

Après un atelier « Frères et soeurs sans rivalité », je me dis…

Après un atelier « Frères et soeurs sans rivalité » je me dis toujours, wouah, quel boulot on a fait ! 

Ces rencontres sont tellement enrichissantes, les expériences de chacun(e) sont partagées dans une atmosphère bienveillante et on peut se retrouver dans l’histoire de l’autre. Certains sont pensifs, d’autres rebondissent, c’est intense et passionnant. Et lorsqu’une prise de conscience a lieu pour l’un des participants, quel pas en avant !

Se replonger dans le fonctionnement de sa propre fratrie est souvent moins anodin que ce qu’on pensait et cela peut parfois même être douloureux. Dans certains cas, cela peut aider de prendre de la distance face aux enfants qui vivent sous notre toit et voir notre famille sous un autre angle.

Après toutes ces rencontres, tous repartent avec de nouvelles perspectives et auront une boîte à outils remplies dans laquelle ils peuvent aller se re-plonger lorsque la mauvaise ambiance pointe à nouveau. En général avec des enfants, cela arrive régulièrement !

J’ai toujours un grand plaisir à partager ces moments avec d’autres parents, à chaque fois je repars moi-même rechargée à bloc. Je suis contente de pouvoir être utile et de partager ce qui m’a aidé dans ma vie de maman. Merci à tous ceux qui me témoignent leur confiance !

Valérie

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« Frères et soeurs sans rivalité »

Burn out parental, ne pas culpabiliser

Un bref retour en arrière :
L’éducation jusque dans les années 70 se faisait par le biais de l’autorité paternel, même la femme était soumise à son autorité (pas de droite de vote, de travailler sans son autorisation…). Dès lors, dans la plupart des familles, la peur du père servait de garde-fou. De plus, la place de l’enfant….euh quelle place en fait ? il n’y en avait peu ! Jusqu’à ce que Dolto et d’autres lancent une petite révolution sur la place de nos chérubins dans les familles.

Depuis, les femmes ont aussi acquis une place différente, de plus en plus libérée, elles cherchent leur rôle dans la société. Mère, femme au foyer, femme active sur le marché du travail, femme séductrice… Et le père aussi cherche comment s’y retrouver dans ce big bang familial.

Tous ces changements ont eu lieu en quelques années et l’éducation qui se faisait auparavant par la peur et la soumission est obsolète. On en veut plus ! Mais les alternatives ne sont pas instinctives et c’est difficile de trouver sa voie dans ce melting pot de directives éducationnelles.

Eh oui, c’est un sacré défi que les parents d’aujourd’hui doivent affronter ! Je dis affronter, car ce n’est pas évident de faire face au jugement des autres qui y vont tous de leur grain de sel pour dire comment il faudrait faire. Perdre pied est légitime et demander de l’aide n’est pas une honte, au contraire, c’est avoir conscience de l’énormité du changement de société qui a lieu sous nos yeux !