Notre expérience

Mon mari et moi avons trouvé de l’aide pour l’éducation de nos trois enfants grâce à l’approche d’Adèle Faber et Hélène Mazlish en suivant leurs ateliers. Nous vivons chaque jour des moments durant lesquels nous gérons (ou avec plus d’humilité, tentons au mieux de gérer) : leurs conflits, leurs états d’âme, leurs peurs, leurs joies, leurs doutes… Aujourd’hui, nous les appréhendons avec plus de sérénité.

En utilisant cette méthode, nous aidons nos enfants à avoir confiance en eux, à avoir une bonne estime d’eux-mêmes, à se prendre en main lorsqu’ils font une erreur et surtout à devenir plus autonomes et responsables de leur propre vie.

Valérie et Christophe

Commentaires de participants aux ateliers

Merci aux participants pour leur retour :

  • Je me sens plus zen et mes enfants également.
  • J’ai vraiment réalisé à quel point certaines remarques ou certains mots pouvaient être blessants.
  • J’ai beaucoup apprécié cet atelier, le fait de se sentir bien et de pouvoir parler librement sans se sentir jugé.
  • J’ai appris à accueillir les sentiments pénibles de mon enfant.
  • On a maintenant les outils pour faire face à bien des situations.
  • Le partage et l’échange avec les autres parents permettent de voir qu’on est pas les seuls démunis dans certaines situations.

Une expérience faite par un couple de participants grâce à la résolution de problème :

« Suite aux crises répétées chaque fois que les enfants voulaient utiliser la tablette ou l’ordinateur, nous avons utilisé l’habileté de la résolution de problème. Maintenant toute la famille est au clair par rapport à la durée et à la fréquence de l’utilisation des écrans. »

Education bienveillante : de quoi parle-t-on ?

Extraits:
[…] Un autre pilier de l’éducation bienveillante est la psychologie positive, que l’on confond souvent à tort avec la pensée positive. Non, pratiquer une éducation bienveillante, ce n’est pas voir la vie en rose 24h/24, avoir la pêche et l’envie de s’amuser même à 2h du matin. Ce n’est pas non plus être gentil et doux et prendre les choses du bon côté quand le petit B, 2 ans, exerce ses talents d’artiste sur le mur du salon avec des feutres non lavables.[…]

[…] La psychologie positive, donc, a pu tirer, à partir de l’étude sur des adultes épanouis, quels étaient les facteurs qui pourraient aider les enfants, à devenir confiants, responsables, empathiques, et résilients[…].

Lien : https://lesprosdelapetiteenfance.frCapture d_écran 2018-03-05 à 21.52.57

Faire le juge dans les conflits entre enfants


Au retour d’une des soirées consacrée aux relations entre frères et soeurs, j’ai pris conscience que je faisais souvent le juge dans les conflits qui opposaient mes enfants. J’y perdais du temps et des nerfs car malgré l’accueil dont je faisait preuve envers leurs sentiments, j’y ajoutais de la morale qui n’arrangeait en rien la situation.

Depuis, j’essaie de juste accueillir les sentiments de celui qui vit une injustice, sans faire de morale à l’autre et la situation s’est nettement améliorée. Je vous donne un exemple :

L’ainé m’interpelle depuis la chambre :

  • Maman, mon frère a cassé ma construction en kapla !
  • (Avec vigueur) Ah ben ouais, c’est très énervant de se faire casser une construction !
  • Oui et j’y avais passé du temps !
  • En plus !
  • Oui ! Viens lui dire quelque chose..
  • C’est important que toi, tu lui dises à quel point tu es fâché.
  • Je lui ai dit mais il me répond rien, on dirait qu’il s’en fiche.
  • C’est vrai que c’est agaçant quand on nous répond pas.

Je l’entends retourner dans la chambre vers son frère qui a entendu notre échange. Son frère s’excuse en disant qu’il n’avait pas voulu casser sa construction !

J’en revenais pas d’entendre cela. Je pense que si j’étais intervenue auprès du deuxième, il aurait eu beaucoup plus de mal à formuler ces mots d’excuses…

Valérie

A l’école…

Cela fait quelque temps que je me dis qu’il serait bon de partager quelques expériences scolaires de l’utilisation des habiletés travaillées dans les ateliers que nous donnons.

Il y a plus d’un mois que je travaille dans deux établissements scolaires, dans l’un avec des élèves de 6-7 ans et dans l’autre, des adolescents. Tous les jours, les habiletés apprises dans nos ateliers sont mon plus grand appui face aux soucis inhérents de la vie scolaire.

Un enfant travaille en rêvassant, il a beaucoup de retard. Plutôt que de lui lancer : « Avance plus vite !», je me permets : « Je vois que c’est dur pour toi de persévérer, que tu en as marre de cet exercice » ou « C’est parfois difficile de commencer un exercice quand on pense ne pas savoir faire ou quand on a pas envie », il se remet en général au travail.

Dans des moments d’écriture avec des petits, plutôt qu’un « Ton travail n’est pas soigné ! Recommence !», j’ose un : « Je vois que cette lettre et cette lettre sont espacées régulièrement et elles touchent le trait du haut et du bas »… Le même enfant revient un moment plus tard pour me montrer un cahier où il a effacé les lettres irrégulières pour les remplacer par d’autres qui sont de bonne taille.

Ou encore cet adolescent qui a trouvé drôle de tirer les câbles de l’ordinateur d’un de ces camarades, l’empêchant de travailler. « Tu as fait quelque chose d’inacceptable, qui n’amuse personne. Ça me met dans une colère monstrueuse, j’aurai envie de te frapper ou de te mettre des heures d’arrêts ! Il est maintenant onze heures, tu vas devoir supporter de rester avec un prof en colère contre toi jusqu’à midi ! » Il s’est fait très discret jusqu’à la fin de la matinée et ne recommencera certainement pas.

Tout n’est pas rose et facile, mais mon quotidien professionnel absent de sarcasme, de menaces, d’oppression me donne un sentiment de grande satisfaction !

Christophe